Le sucre de la ciguë
Terre abîmée d'avant, je t'ai retrouvée, en poussière, toute éraflée.
Le tour de toi, crâne fracassé, visage fermé.
Tu n'es pas belle, tu fais semblant de poser.
Poche béante en dedans. Martèle, martèle, le corps ouvert.
Crains, chair d'homme: le sein est plein, la tête tronquée.
Lui, s'il veut te percer, c'est en pleine tête qu'il doit cogner, qu'il t'empiffre avec ses mots.
Caresse la peau de ton encre humide, introduis cette cavité.
Coït verbal.
Tu veux mater la terre fertile? Cette Gaïa est sèche de plèvre.
N'avale pas la ciguë, elle est sucrée.
D'autres avant toi l'ont dégueulée.
Le tour de toi, crâne fracassé, visage fermé.
Tu n'es pas belle, tu fais semblant de poser.
Poche béante en dedans. Martèle, martèle, le corps ouvert.
Crains, chair d'homme: le sein est plein, la tête tronquée.
Lui, s'il veut te percer, c'est en pleine tête qu'il doit cogner, qu'il t'empiffre avec ses mots.
Caresse la peau de ton encre humide, introduis cette cavité.
Coït verbal.
Tu veux mater la terre fertile? Cette Gaïa est sèche de plèvre.
N'avale pas la ciguë, elle est sucrée.
D'autres avant toi l'ont dégueulée.
